Créer un jeu en équipe : quels droitsau niveau personnel ?
D'un point de vue purement légal, tout dépends de ce qui a été défini au début. En théorie, toute production d'une personne, quelle qu'elle soit, sur le plan artistique (le code est considéré comme un art) est protégé par le droit d'auteur, et donc son auteur peut demander son retrait, total ou partiel, d'une création globale.
Cela étant, dans certains cas, on renonce à ce droit de façon totale ou partielle. Par exemple, lorsque je travaille dans mon agence, je renonce à mon droit de choisir l'utilisation faite de mon travail au profit de mon patron, en échange d'une rémunération (le salaire). De même, lorsqu'une personne place un code sous licence libre, elle n'a pas le droit de le retirer ensuite (bien que des versions suivantes de ce travail puisse ne pas être sous licence libre, sous certaines conditions).
De même, bien souvent, les équipes de travail, y compris d'un projet commun, reverse leur travail à une entité (le projet) et de ce fait renonce à leurs droits patrimoniaux sur l'oeuvre créée. Mais d'un point de vu légal, rien ne viens étayer ce fait, donc en théorie chaque personne peut exiger que son travail soit retiré du rendu final. De la même manière, chaque personne peut exiger une contrepartie à l'utilisation de son travail, quelle que soit cette contrepartie (sous certaines limites fixées par le droit des affaires, mais ce n'est pas ma spécialité ; mais en gros, on est libre sur les conditions ou presque).
De même, toute utilisation d'une oeuvre par une personne alors que (1) elle ne fait pas partie du domaine publique (donc elle n'y a pas été placée volontairement par son auteur, et celui-ci n'est pas mort depuis plus de 70 ans) et (2) elle se fait sans le consentement de l'auteur est contraire au droit d'auteur.
Je précise au passage qu'en France, il n'existe pas de concept de "copyright", et le dépot d'une oeuvre est inutile. Lorsqu'on créé, c'est automatiquement protégé par la loi, il n'y a pas de conditions. Cela étant, un tribunal peut être amené à demander une preuve de l'origine d'une oeuvre (par exemple, un constat d'huissier, ou plus simplement un cd dans une lettre recommandée avec accusé de réception pour avoir une date non-falsifiable, si la lettre n'est pas ouverte)
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